LES FILLES DE LA CHARITÉ
DE ST VINCENT DE PAUL

LE SERVICE DES PROJETS INTERNATIONAUX

EXPÉRIENCE

« La Charité de Jésus-Christ crucifié, qui anime et enflamme le cœur de la Fille de la Charité, la presse de courir au service de toutes les misères ». -Constitutions des Filles de la Charité de St Vincent de Paul


La meilleure manière de comprendre l’organisation des Filles de la Charité, c’est de partager l’expérience vécue par les Sœurs qui vivent et travaillent dans le monde en développement. Unies entre elles, les Filles de la Charité consacrent leur vie au service des pauvres. Récits, vidéos, biographies et plus encore, vous offriront un aperçu sur le monde où vivent les populations locales et les Sœurs, et les luttes et la richesse de leur travail en collaboration. Vérifiez souvent les nouvelles mises à jour.


Le changement est possible !

Bhoke Mwita était une mutilatrice qui a commencé à mutiler les filles en 2008.  Elle a commencé à mutiler après une très longue période de maladie – quand elle a rencontré les chefs traditionnels qui lui ont conseillé que les ancêtres voulaient qu’elle devienne une mutilatrice. Autrement, elle continuerait à être malade et finirait par mourir.

 

 

Pendant les sessions de prises de conscience, l’équipe de TFGM (Arrêt de mutilation génitale des femmes) a rencontré Bhoke pour la sortir de cette situation. Au début c’était très difficile pour elle de croire ce qu’ils disaient, particulièrement parce qu’elle comptait gagner de l’argent suite à ses activités de mutilation génitale des femmes. C’était un vrai défi pour l’équipe de TFGM de sauver cette mutilatrice et de la convaincre d’arrêter de mutiler les filles. Mais après plusieurs visites, elle a compris les mauvaises répercutions de la mutilation des filles – elle fut convaincue et elle décida de cesser la mutilation !

 

 

Puisqu’elle avait gagné sa vie par la mutilation, Bhoke a demandé à l’équipe de TFGM de l’aider à trouver une alternative pour gagner de l’argent. Elle faisait partie des 40 ex-mutilateurs ayant participé à la formation professionnelle du centre de Rubondo à Biharamulo où elle a pu apprendre le métier de tailleur. Quand elle est revenue elle était tailleur professionnelle.

 

 

Mais quand les chefs traditionnels ont vu Bhoke, ils étaient fâchés contre elle parce qu’elle les avait trahis en ne mutilant pas les filles. Ils ont dit qu’elle n’aura jamais de succès dans sa vie puisqu’elle est allée à l’encontre de la volonté de leurs ancêtres. Bhoke était effrayée et elle a commencé à trembler ; elle a ensuite décidé de retourner au bureau de TFGM pour y recevoir plus de conseils.  Ils l’ont encouragée à rester forte et à ne pas suivre les ordres des chefs traditionnels. On lui a donné une machine à coudre pour son métier de tailleur et quelques matériaux de couture. Bhoke était très heureuse de recevoir la machine – mais quand elle est retournée chez elle les chefs traditionnels l’ont effrayée encore fois, lui disant qu’elle ne gagnerait jamais rien de son activité de tailleur.

 

 

Pourtant, d’une façon merveilleuse et en dépit des avertissements des chefs, beaucoup de gens se sont tournés vers Bhoke pour ses services de tailleur. Maintenant, Bhoke a un bureau où elle gagne suffisamment d’argent pour soutenir sa famille. Elle est un véritable modèle de changement et aujourd’hui elle éduque d’autres mutilateurs sur les dangers de cette pratique traditionnelle.